Blog des Experts Belgique : interview avec Saleduck

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Lorsque les medias évoquent le e-commerce belge, c’est souvent pour évoquer sa petite taille ou son retard par rapport aux pays voisins : France, Pays-Bas et Allemagne. Cela ne fait que motiver la Belgique à rattraper son retard et à se dépasser ! 

Daisycon est actif en Belgique et leurs locaux sont situés à Malines. Chaque semaine nous interviewons un expert du e-commerce belge. Il s’agit principalement d’annonceurs et d’éditeurs actifs en Flandre et Wallonie. 

Introduction : focus sur Saleduck

Pour cette première édition du « Blog des Experts Belgique », Daisycon s’est tourné vers un éditeur spécialisé dans les codes promo et bien connu sur le marché belge : Saleduck. Son directeur général, Domingo Karsten, a répondu à nos questions. 

Domingo est le fondateur de Bridge Marketing, la société éditrice des sites Saleduck.

Quand l’aventure Saleduck a-t-elle commencé ?

« J’ai lancé mon premier site Internet sur la Belgique il y a 5 ans. Le marché belge m’a tout de suite attiré du fait de sa concurrence moindre par rapport aux autres pays. Nous sommes une société néerlandaise mais n’avons que deux sites sur le marché néerlandais : KamersinNederland.nl et Gratisoptehalen. Aujourd’hui nous comptons 17 employés et sommes actifs dans 7 pays, » nous rapporte Domingo.

 

Comment expliquer votre réussite sur le marché belge ?

Depuis janvier 2014 Ben Rogmans Jr (fondateur de KamersinNederland) a rejoint la société en tant que Cofondateur et CTO. Grâce à sa motivation et à celle de son équipe technique, nous offrons aux visiteurs un site ergonomique, facile et compréhensible. Notre but est de fournir du contenu de qualité tant auprès de nos visiteurs que de nos annonceurs. 

Nous avons une politique transparente et stricte dans la diffusion de nos codes promo. Nous ne mettons en avant que les codes promotionnels autorisés par l’annonceur et utilisons un outil technique en interne qui permet de détecter les liens morts. Cela évite notamment d’avoir des codes promo expirés qui restent cliquables. Nous faisons également des tests régulièrement afin d’améliorer l’expérience utilisateur.

Comment se lancer sur le marché belge ?

Le marché belge regorge d’opportunités pour les acteurs du e-commerce. Beaucoup de mots clef (keywords) ne sont pas exploités. Il est encore facile de se positionner sur Google avec des mots clef dans la mode, le lifestyle, la finance ou encore les télécommunications.  De plus, l’e-mail marketing est loin d’être saturé comme c’est le cas sur les autres marchés. L’utilisation du néerlandais en Flandres permet aux acteurs néerlandais de lancer leurs sites sur le marché sans avoir de grands changements à apporter sur leurs sites. 

Quelles tendances se dégagent sur le marché belge ? 

L’e-commerce belge a augmenté de près de 25% en 2014. La tendance est donc clairement à la hausse. Cette croissance est même supérieure à celle du e-commerce néerlandais. La Belgique se classe donc au 9e rand mondial pour les pays les plus attractifs dans le secteur du e-commerce.

 

Quelles sont vos attentes sur ce marché ? 

Nous sommes très positifs quant à l’avenir de nos sites belges. Par le passé, le marché était dominé par des annonceurs étrangers. Mais depuis quelques temps, on peut voir que les annonceurs belges rattrapent leur retard et enregistrent de belles performances. 

Le marketing à la performance a encore de belles années devant lui en Belgique. Des secteurs comme les télécommunications, les assurances ou encore la maison sont encore loin du point de saturation. Se spécialiser sur les marchés de niche, comme nous l’avons fait avec Saleduck, montre le succès de cette stratégie. S’attaquer à un autre marché nécessite cependant une période de recherche et il est fortement conseillé de se renseigner sur les aspects légaux. Par exemple, la loi sur l’utilisation des cookies est très contraignante aux Pays-Bas alors cela n’est pas le cas en Belgique.

 

Remarquez-vous des différences entre la Flandre et la Wallonie ? 

Nous remarquons de grandes différences entre notre site flamand Solden.be et wallon Soldesduck.be. En effet la langue, l’humour et les congés sont différents entre les deux régions. En Wallonie les annonceurs français comme La Redoute et FNAC sont plébiscités tandis que les flamands se tourneront plutôt vers les webshops néerlandais comme Bol.com ou Klingel. 

 

 

Quels sont, selon vous, les comportements des acheteurs belges ? 

Alors que les néerlandais se plaignent du fait qu’ils ne peuvent pas commander en ligne sur certaines marques, les belges quant à eux regrettent de ne pas pouvoir aller en magasin. Mais cela appartient désormais au passé. Les belges souhaitent également commander en ligne depuis chez eux. 

 

Quelles sont selon vous les technologies indispensables pour se lancer à l’international comme vous l’avez fait après votre développement en Belgique ? 

Etant partenaire des principales plateformes d’affiliation, il est important d’avoir un système API permettant de visualiser toutes vos ventes par jour. Il est également important d’avoir vos sources de trafic bien trackées et identifiables rapidement. Ne négligez pas l’optimisation de votre contenu, cela pourrait vous être préjudiciable dans votre référencement. Il existe de nombreux outils en ligne permettant d’analyser le contenu de votre site et de corriger votre politique SEO. 

 

Un conseil pour les personnes qui souhaiteraient lancer un site Internet en Belgique ? 

Investissez dans un site web de qualité avec du contenu pertinent. Définissez une stratégie à long terme et gardez un œil sur vos ventes à court terme. Entourez-vous d’annonceurs, de partenaires et de réseaux sérieux qui ont vraiment un service à vous offrir et travaillez votre collaboration sur le long terme avec eux. 

Merci à Domingo Karsten, Saleduck, pour cette interview

 

 

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